je suis ici, tu es ici.

10.10.08
Je ne sais pas où je devrais commencer. C’est ironique, n’est-ce pas ? Il y a bien des idées derrière mes oreilles que je veux dire à tout le monde, et j’ai enfin une façon de les affranchir – mon nouveau blog, que tu (peut-je vous appeler « tu » ? Je pense que oui – tu es mon ami maintenant, tu va lire mes pensées) mais je ne peux pas ouvrir la porte !

Ah, c’est la vie. Peut-être tu as déjà lu mes idées ? Est-ce que je te fatigue ? J’espère que non, mais si tu t’ennuies, tu peux simplement cliquer sur l’« x ».

Tu es encore ici ? D’accord. Je démarre.

J’ai dit dans « Du démentir » ; « Je juge volontiers des actions d’autrui ; des miennes je donne peu à léger au cause de leur nihilité. Je ne trouve pas tant de bien en moi que je ne le puisse dire sans rougir » (374). Alors, je ne peux pas me montrer ici pour parler des superficialités. Je ne mets pas ici des histoires de « ma vie » embellis par les petits mensonges. Je parle ici avec moi-même. Comme j’ai dit dans l’essai, « Me peinant pour autrui, je me suis peint en moi de couleurs plus nettes que n’étaient les miennes premières. Je n’ai pas plus fait mon livre que mon livre m’a fait. » (375). Je n’ai pas plus fait mon blog que mon blog m’a fait.

Alors je parle aussi avec toi ; je me suis peinte, tu peux me regarder. Tu peux laisser tes commentaires des petits essais que je publie. Tu peux me juger. Mais l’internet me donne un sens d’anonymat. Je peux penser à moi-même, et peut-être tu peux m’enseigner quelque chose d’intéressante. Alors, c’est comme Persius a dit :

« Non equidem hoc studeo, bullatis ut mihi nugis
Pagina turgescat…
Secreti loquimur » (374).


Je vais laisser ce pensée avec toi.

Cependant, il faut que je dorme maintenant. Bonne nuit, le monde.

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